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30 avril 1863, 11 heures du matin. Après le
premier assaut des Mexicains sur l'hacienda de Camerone, les
légionnaires de la troisième compagnie
prêtent serment au capitaine Danjou de se battre
jusqu'à la dernière
extrémité.
Alors, dans ces terres chaudes, sous un soleil de feu, se
déroule le combat légendaire entre une
poignée d'hommes et toute une armée."Une lutte
de géants", dira le maréchal Forey, commandant
le Corps expéditionnaire.
Certains ont dit que sur ce petit coin de terre mexicaine a
jailli, voilà plus d'un siècle, une source
d'énergie capable d'aider des hommes à vivre
et leur apprendre à mourir. Voici le Boudin, un autre
symbole, l'hymne de la Légion
Étrangère.
Il a été composé par Monsieur Wilhem
en 1860.
Le boudin
chanté (800 K)
LE BOUDIN
Tiens, voilà du boudin,
Pour les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains,
Pour les Belges, y en a plus,
Ce sont des tireurs au cul.
Au Tonkin, la Légion immortelle A Tuyen-Quang illustra notre drapeau, Héros de Camerone et frères modèles Dormez en paix dans vos tombeaux.
Nos anciens ont su mourir.
Pour la gloire de la Légion.
Nous saurons bien tous périr
Suivant la tradition.
Au cours de nos campagnes lointaines,
Affrontant la fièvre et le feu,
Oublions avec nos peines,
La mort qui nous guette si peu.
Nous, la Légion.
Nous sommes des dégourdis,
Nous sommes des lascars
Des types pas ordinaires.
Nous avons souvent notre cafard,
Nous sommes des légionnaires.
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